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29/08/2008

L'INTERDICTION


Deux policiers patrouillent dans la rue. Ils croisent un homme tenant la main d'une petite fille. Celle-ci se met à sourire d'un sourire d'enfant à la vue des policiers. Immédiatement, l'un d'eux réagi : il sort son sifflet et siffle.

Policier n° 1 (avec une voix autoritaire) : Un instant s'il vous plait. C'est votre enfant ?

Père (inquiet) : Euh... oui.

Policier n° 1 : Vous savez qu'elle vient de me sourire ?

Père : Oh, je suis navré, il faut l'excuser, ce n'est qu'une enfant...

Policier n° 1 : Je vois bien que c'est une enfant, justement c'est à vous de l'éduquer : aujourd'hui elle sourit, demain elle rigole, c'est ça que vous voulez ?!? (se tourne vers la petite fille qui essaye de se cacher derrière les jambes de son père) Tu as de la chance d'être mineure, je passe l'éponge pour cette fois-ci, mais que je ne t'y reprenne plus.

Petite fille (aux bords des larmes) : Excusez-moi Monsieur, je ne le ferais plus.

Policier n° 1 (satisfait) : Bien. Vous pouvez circuler.


Les deux policiers continuent leur patrouille, tandis qu'au loin le père gronde sa fille qui éclate en sanglots.

Policier n° 2 (à son collègue) : On a un code 3 sous l'abri de bus.

Le "code 3" est un jeune homme aux cheveux longs qui chantonne un air populaire. Le premier policier l'interpelle.

Policier n° 1 : Bonjour. Sortez de l'abri de bus et rangez-vous sur le trottoir s'il vous plait.

Le jeune homme n'a pas l'air stressé et obéit aux ordres tranquillement.

Policier n° 2 : Ceci est un contrôle d'identité, veuillez-nous montrer vos papiers sans gestes qui pourraient être drôles ou divertissants.

Le jeune homme s'exécute, mais continue de siffloter de manière arrogante.

Policier n° 1 : Fais pas le malin ou tu pourrais le regretter !

Le jeune homme arrête de siffler et donne ses papiers. Le premier policier lit sa carte d'identité, l'autre s'approche du jeune homme et commence à le fouiller.

Policier n° 2 : Tiens, tiens, qu'avons-nous là ?

Il sort de sa poche une bande-dessinée et deux Carambars, il lui met la bande-dessinée devant le nez et lit la page de couverture.

Policier n° 2 : Pif et Hercule, 2 amusantes histoires et en cadeau un "Pifo-Gadget". (Crie) Tu te fous de ma gueule ?!

Jeune homme (terrorisé) : La B.D, elle est pas à moi ! Et pis les Carambars c'est juste des friandises...

Policier n° 1 (s'énerve) : Tu nous prends pour des cons, c'est ça ? Tu crois qu'on sait pas qu'à l'intérieur de l'emballage y a une blague ?

Policier n° 2 : OK, je te propose un marché : on oublie l'histoire des deux Carambars si tu nous dis où t'as mis le "Pifo-Gadget", ça marche ?

Au même moment, le premier policier s'immobilise.

Policier n° 1 (discrètement) : Derrière toi, à 12 h, j'ai un suspect, surtout ne bouge pas et appelle l'unité 24 discrètement.

Le deuxième policier, tout en restant de dos, sort son talkie-walkie et compose le numéro.

Policier n° 2 (à son collègue) : Qu'est ce que tu vois ?

Policier n° 1 : Je sais pas, je crois qu'il a un sachet en carton dans les mains... Nom de dieu ! Tant pis pour les renforts, il faut intervenir tout de suite !

Le premier policier se retourne, sort son arme de poing et la braque sur le suspect.

Policier n° 1 : Nous sommes de la police, lâchez ça immédiatement et il ne vous sera fait aucun mal !

Policier n° 2 (hurle) : Bordel, il va le gonfler !

Il se précipite sur le suspect, lui saute à la taille et le fait tomber ; son collègue arrive en soutien, il range son pistolet et sort des menottes.

Policier n° 2 (crie) : Vous êtes en état d'arrestation ! Mettez les mains dans le dos ! ...


Le soir même, un vieil homme regarde le journal télévisé :

Journaliste : Bonsoir, au sommaire de ce journal une arrestation musclée de la part de deux policiers en patrouille, ils ont appréhendé un homme de 35 ans qui tenté de faire une farce à son ami. Tous les détails de ce fait divers, qui aurait pu tourner au drame, et une interview exclusive de nos deux héros, juste après une courte page de publicité...

Vieil homme : Pff... Triste époque...


1 commentaire:

Anonyme a dit…

si je te dis que ton texte me fait hurler de rire tu me passeras les menottes ?
hé hé